Raphaëlle Gelineau, à l’école de la bienveillance

Mar 10, 2022

Credit photo @ TamaraGuillonPhotography

Originaire d’Angers, Raphaëlle Gelineau a toujours été attirée par le contact avec l’autre, et avec les enfants en particulier. Jeune adulte, elle est partie un an au Burkina Faso pour travailler dans une école. Elle a adoré l’enseignement ! Pour le travail de son mari, ils sont partis aux Pays-Bas où elle a découvert la méthode Montessori. Cette manière d’enseigner a cassé ses repères en termes d’éducation et elle a été conquise. Après deux ans et demi aux Pays-Bas, la petite famille s’est installée au Canada. Son diplôme d’institutrice en France n’étant pas valable au Canada, elle a dû entreprendre de longues démarches pour faire valider son diplôme avant de pouvoir faire des suppléances dans des écoles francophones. Son rêve était de faire une formation Montessori et c’est ce qu’elle a fait pendant sa dernière année au Canada. Elle est retournée à l’école et a fait une formation pendant un an.

Elle est arrivée aux États-Unis en 2018. Elle a pris le temps de s’installer avec ses trois enfants puis elle est tombée enceinte de son petit dernier Gabriel en mai 2019 donc elle a prolongé ses aspirations de retourner sur le marché du travail.  Pendant deux ans, elle a travaillé dur pour refaire son réseau sur la région de Princeton. Cela l’a un peu déstabilisée car cela a pris beaucoup de temps et d’énergie. A l’automne dernier, elle a décidé de reprendre le travail et a trouvé un poste à l’école Montessori de Princeton. Malheureusement, n’ayant pu encore obtenir de renouvellement de son permis de travail en février, l’école lui a proposé de rester en tant que bénévole. Elle est maintenant assistante maternelle pour les 18 mois-3 ans.

Raphaëlle croit fort dans la méthode Montessori. Pour elle, cette méthode développe l’indépendance des enfants. Ils expérimentent les choses, ils sont dans l’autonomie, ils apprennent pour eux-mêmes. Ils ont des possibilités d’explorer les choses dans un contexte positif et non répréhensif. Le système éducatif français lui paraît désormais trop rigide. Vivre à l’étranger lui a permis de se déconnecter des attentes éducationnelles françaises et de chercher ce qui lui correspondait le mieux. On reproduit souvent des inégalités on ne s’adaptant pas à tous les niveaux. L’école Montessori traite chaque enfant comme un être unique, et l’amène à se réaliser.  L’école devient un lieu privilégié où l’enseignant est bienveillant et travaille dans l’harmonie et la sérénité. Il est à l’écoute des enfants. Les enfants apprennent mieux quand ils sont en mouvement et quand ils font des choses qui les intéressent.  L’espoir est aussi que ces enfants seront des adultes plus aptes à contribuer socialement. Elle voit en l’enfant une graine en train de germer. Le professeur regarde ce qui se passe, il observe, il est attentif ; c’est un guide. L’approche Montessori c’est l’apprentissage de la lecture et de l’écriture accompagné d’un développement par les sens. Pour Raphaëlle, cette technique développe une ouverture d’esprit chez les enfants ainsi qu’une curiosité intellectuelle. Montessori donne naissance à des enfants plus calmes et plus sereins. Cela a changé radicalement sa façon d’élever son petit dernier par rapport à ses trois premiers enfants. Sa vision pour le petit Princeton est un lieu de rencontre entre parents et enfants, un moment de partage, d’échange et d’entraide entre parents expatriés, parfois isolés et perdus.

Raphaëlle est aussi une artiste. Elle peint et fait des photos. Elle écrit également et pratique le Reiki.  Ses peintures sont abstraites avec beaucoup de couleurs vives et gaies, au reflet de sa personnalité.