Virginie Malthet et l’aventure PhilaFLAM

Avr 8, 2022

Virginie Malthet est arrivée aux États-Unis en février 2012 avec ses trois enfants de 8, 6 et deux ans, et son mari qui avait été invité par l’Université de Princeton pour être chercheur associé dans le département de physique du fait de son travail au CNRS à Paris et à l’ENS. Le contrat devait durer 18 mois mais ils sont restés plus de 4 ans. À leur arrivée, ils ont inscrit les deux aînés à la FASP pour finir l’année scolaire, surtout car Clarisse, la deuxième de la fratrie, était au CP, une année importante. Ils se sont ensuite dirigés vers l’école américaine, ce qui a permis aux enfants d’apprendre l’anglais.

Au début, n’ayant pas de permis de travail, Virginie était dans l’impossibilité de poursuivre son travail d’informaticienne. Avec plusieurs mamans d’enfants francophones (Marjorie Barlet, Judith Paschal, Leila Audibert, Florence Madelaine, Alexandra Nelson), elles ont décidé en 2012–2013 de s’organiser, de se répartir leurs enfants en groupes de niveaux et de faire la classe en suivant le plus près possible le programme du Ministère de l’Éducation Nationale. En parlant de leurs ateliers à d’autres francophones de la communauté, elles ont réalisé qu’il y avait un vrai besoin au-delà de leur propre famille. Elles sont alors entrées en contact avec Marine Havel qui était en train de monter une FLAM à Philadelphie (Radnor et Leihigh Valley), et qui était un peu plus avancée dans ses démarches de création. A la rentrée 2013, elles se sont associées et ont créé officiellement PhilaFLAM Princeton. Elles ont alors pu accueillir une trentaine d’enfants répartis sur quatre classes essentiellement primaires dès la première année. Virginie a pris en charge les CE2 et CM1 entre 2012 et 2015, puis elle est devenue assistante en 2015-2016. En parallèle, grâce à un papa rencontré au parc où elle emmenait ses enfants, elle a pu trouver un poste d’informaticienne à mi-temps.

En 2016, la petite famille est repartie en France, mais à la rentrée de 2019, son mari a eu la même opportunité à l’Université de Princeton. Enfants comme parents étaient désireux de revenir. À son retour, Virginie est redevenue assistante de maternelle à PhilaFLAM Princeton, et s’est de plus en plus occupée de la partie administrative et informatique du site de Princeton avec Marjorie Barlet comme responsable de site.

Virginie a vu le système FLAM évoluer ces cinq dernières années et devenir un vrai pilier de la diffusion du Français dans le monde. En 2017, tous les FLAMs de l’Amérique du Nord se sont regroupés pour créer la fédération FLAM USA avec Marine Havel comme présidente exécutive. Virginie a aussi vu une évolution des enfants : d’enfants bilingues, les enfants de PhilaFLAM sont maintenant essentiellement biculturels, avec des parents qui ne parlent pas nécessairement français mais dont les enfants le parlent couramment. Depuis peu Virginie a été embauchée à plein temps dans la boîte de consulting en pharmaceutique pour laquelle elle travaillait à mi-temps auparavant, mais elle compte bien garder un pied dans PhilaFLAM Princeton, en binôme avec Mathilde Burlion qui a récemment rejoint l’équipe.

Si cette aventure vous intéresse, PhilaFLAM est toujours à la recherche de volontaires : des enseignants mais aussi des personnes de bonne volonté qui souhaiteraient participer, ou proposer des ateliers et autres activités pour les enfants. PhilaFLAM propose aussi des possibilités aux adolescents de faire du « community service ». Par ailleurs, n’hésitez pas à inscrire vos enfants pour la rentrée 2022-2023 ! PhilaFLAM donne des bourses pour les enfants dont les familles n’auraient pas les moyens financiers.

Pour en savoir plus sur PhilaFLAM, allez jeter un coup d’œil sur leur site :  http://ecole.philaflam.com/

 

De gauche à droite et de haut en bas: Virginie Malthet, Athénaïs Lerétif, Bérengère Allouis, Céline Brossillon, Valérie Larue, Véronique Sigu, Myriam Ayadou, Zeynab Diarra, Hippolyte Renaudin, Mathilde Burlion (et son fils Vatim), Yassine Ait Ali, Annie Clock et Laurence Renaudin.